Dans le cadre des programmes MPRR-SSA, financé par l’Union européenne, la Délégation Générale des Maliens de l’Extérieur (DGME) a organisé ce jeudi 26 février 2026 à l’hôtel Maeva, une réunion entre les différents acteurs afin de lancer officiellement le processus national de révision et d’opérationnalisation du Mécanisme de Référencement National (MRN). Il s’agit de lancer officiellement le processus de révision et d’opérationnalisation du MRN pour les migrants vulnérables à travers une réunion inter acteurs visant à présenter la démarche, valider la méthodologie, clarifier les rôles des parties prenantes et convenir d’un chronogramme commun.
« La rencontre d’aujourd’hui n’est pas une simple réunion technique. Elle constitue le point de départ d’un processus structurant, qui engage durablement le Gouvernement, les partenaires, la société civile et toutes les parties prenantes », précise le directeur général de la Délégation Générale des Maliens de l’Extérieur, Mahamar Touré. Et d’ajouter que, le succès de ce processus dépendra de leur capacité à travailler ensemble, à écouter, à partager les réalités du terrain, dit-il, et à faire émerger une vision concertée, pragmatique et réaliste.

En effet, le Mali, à l’instar de nombreux pays de la région, fait face à des dynamiques migratoires complexes. Ce contexte est marqué par une insécurité persistante; des déplacements internes croissants; une forte pression socio-économique; des risques grandissants de traite et d’exploitation.
Face à ces défis, la responsabilité collective des acteurs notamment la DGME est claire: protéger, orienter et accompagner dignement chaque personne en situation de vulnérabilité liée à la mobilité, sans distinction.
Pour cela, deux Mécanismes de Référencement existent déjà au Mali. Ils sont constitué une base solide et ont permis des avancées importantes. Toutefois, les réalités du terrain, l’évolution des flux migratoires et les exigences internationales rendent aujourd’hui indispensable la mise à jour des dispositifs; une harmonisation des pratiques; et surtout, une opérationnalisation renforcée.
Selon le directeur général de la Délégation Générale des Maliens de l’Extérieur, Mahamar Touré : « La démarche que nous lançons aujourd’hui marque une étape décisive. Elle permettra d’aligner l’ensemble des acteurs sur une vision commune et un vocabulaire partagé de clarifier les responsabilités et attentes de chaque institution; de valider une méthodologie rigoureuse et participative; d’établir un chronogramme harmonisé et cohérent et de poser les bases d’une gouvernance nationale durable du futur Mécanisme. »

Ensemble, ces acteurs ont révisé l’existant, identifié les duplications, les gaps, les opportunités de convergence, et à concevoir un schéma national intégré du MRN qui reflète l’efficacité, la coordination et la centralité de la personne.
Aussi, cette rencontre constitue une étape stratégique, car elle permettra : d’aligner les acteurs sur une vision commune, de clarifier les attentes et les responsabilités, de valider la méthodologie de travail ainsi que le chronogramme, et de convenir d’un calendrier partagé avec les étapes suivantes. Cette réunion marque le point de départ d’un processus structuré, articulé autour des étapes être autres : réviser les MRNs existants, en identifiant les forces, faiblesses, duplications et opportunités d’harmonisation. Elaborer un schéma harmonisé du Mécanisme de Référencement National (MRN) qui intègre les différents mécanismes existants et qui présente un parcours unique, cohérent et opérationnel pour la prise en charge des vulnérabilités liées à la mobilité. Ce processus vise in fine à doter le Mali d’un Mécanisme National de Référencement harmonisé, institutionnalisé, durable et pleinement opérationnel, capable d’assurer une prise en charge efficace, coordonnée et centrée sur la personne.
Ainsi, ce lancement officiel du processus national de révision et d’opérationnalisation du Mécanisme de Référencement National (MRN) a enregistré la participation du Conseiller technique du MMEIA ; le représentant du Délégué général à l’Intégration africaine, le Directeur du Centre d’Information et de Gestion des Migrants, le Représentant de la Délégation de l’Union européenne, le Représentant de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, les Représentants des départements ministériels et services techniques, les Représentants des Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que de la Brigade de Répression du Trafic des Migrants et de la Traite des Êtres Humains, les Représentants des Organisations internationales, les Représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les Organisations de la Société Civile.
Kossa Maïga







