Dans les cadres des activités de la quinzaine de l’environnement, Madame le ministre de l’enseignement, de l’assainissement et du développement durable, a lancé ce jeudi 11 juin 2026, la cérémonie de lancement officiel du projet planetGold Mali à l’AEDD. Ce projet planetGold Mali, qui va durer cinq (5) ans va renforcer la formalisation et réduction de l’utilisation du mercure dans l’exploitation artisanale à petite échelle de l’or dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Bougouni.
« Le projet GEF GOLD+ Mali vise à accompagner cette dynamique nationale de transformation du secteur de l’orpaillage artisanal », précise Madame le ministre de l’enseignement, de l’assainissement et du développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara.
Le projet a pour objectif de réduire durablement l’utilisation du mercure dans l’exploitation artisanale et à petite échelle de l’or, à travers une approche intégrée fondée sur la formalisation, l’accès au financement, l’adoption de technologies propres et la mise en place de chaînes d’approvisionnement en or plus transparentes, traçables et responsables.
Financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), en partenariat avec le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, à travers l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD), ce projet s’inscrit dans une approche multisectorielle et multi-acteurs.
Il contribuera notamment au renforcement de la formalisation du secteur, à l’amélioration de l’accès au financement, à la promotion de technologies sans mercure, au partage des connaissances, au renforcement des capacités locales et à la prise en compte du genre, notamment l’autonomisation des femmes dans les zones d’orpaillage.
Le Mali est partie signataire de la convention de Minamata sur le mercure qui vise à protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et déchets du mercure et de composés contenant du mercure. Selon la représentante Pays de l’ONUDI intervenue depuis au Burkina Faso, grâce à la magie de la technologie, Ourérata Ouedrago souligne que : « Suite à l’évaluation initiale de Minamata réalisée en 2018 et à l’élaboration du plan d’action nationale en 2020, il a été estimé que le secteur de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or au Mali, utilise environ 33 tonnes de mercure par an, un niveau qui présente les risques significatifs pour la santé et l’environnement. »
Les interventions dans ce secteur notamment par la promotion de technologies de traitement sans mercure constitue une voie essentielle pour réduire et à terme éliminer les rejets de mercure.
Ainsi, cette approche permettra non seulement d’obtenir des résultats environnementaux significatifs, mais également de contribuer à une meilleure gouvernance du secteur, à la création d’opportunités économiques durables et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Kossa Maïga







