Le directeur général de l’Institut de Pédagogie Universitaire (IPU), Professeur Alou Ag Agouzoum, Directeur de Recherche, a pris part au colloque sur l’enseignement de l’amazigh au Maroc du 18 au 19 mai 2026. Au nom du Mali, il a présenté leur expérience dans l’enseignement des langues nationales, aujourd’hui langues officielles, en prenant le cas du tamasheq comme exemple concret.
Faut-il rappeler que, le sujet de recherche du Professeur Ag portait sur : « entre légitimation institutionnelle et faible opérationnalisation pédagogique : enjeux et perspectives de l’enseignement du tamasheq au mali. »
Fondateur des Laboratoires « Langage-Pédagogie-Didactique-Société et Discours (LaPDSoDi) » et « Innovation et Numérique pour l’Éducation (LINE) », le directeur général de l’Institut de Pédagogie Universitaire (IPU), Professeur Alou AG AGOUZOUM, Directeur de Recherche a résumé que : « L’enseignement du tamasheq en tant que médium d’instruction au Mali bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle progressive, consolidée par les politiques linguistiques de 2014 et 2016. »
Toutefois, il explique dans son résumé que, son opérationnalisation pédagogique reste limitée en raison de contraintes sociolinguistiques, d’un déficit de supports didactiques contextualisés et d’une professionnalisation insuffisante des acteurs éducatifs. Aussi, cet article analyse l’écart entre la légitimation politique du tamasheq et sa mise en œuvre effective dans le cadre du bilinguisme scolaire touareg/français.
Les résultats montrent que, malgré des acquis en termes de participation scolaire et de maîtrise linguistique, la faible légitimité scolaire du tamasheq et la discontinuité du modèle bilingue limitent son potentiel éducatif.
Ainsi, l’étude conclut à la nécessité d’une ingénierie didactique renforcée, d’une formation continue des enseignants et d’une implication accrue des communautés linguistiques.
Kossa Maïga







