OCCUPATION ILLICITE DU SITE DESTINE A LA REALISATION DES LOGEMENTS SOCIAUX : Les autorités décident de prendre leur responsabilité en conformité avec la loi

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Le directeur général de l’office de malien de l’habitat (OMH) accompagné par le directeur général de l’urbanisme  et de l’habitat et le directeur général des domaines et du cadastre ont animé un point de presse ce mardi 12 août 2025, pour clarifier la situation relative à l’occupation illicite du site destiné à la réalisation des logements sociaux de N’Tabacoro, dans la commune de Kalabancoro. La présence de constructions illicites s’est intensifiée à partir des années 2015-2016 et les autorités décident de faire déguerpir les occupants du site dans un bref délai.

« Les terrains concernés constitues une superficie d’environ 1000ha qui ont été officiellement identifiés, réservés et affectés par les autorités de l’Etat, à travers une série de décrets clairs et contraignants notamment la déclaration d’utilité publique et les autorisations d’aménagement », précise le directeur général de l’office de malien de l’habitat, Issa Seydou Sissoko.

Malheureusement, en dépit de ces cadres légaux rigoureux, des occupations illicites ont été constatées sur ces parcelles. Face à cette situation, le directeur de l’OMH, averti que, les autorités ont-été contraintes de prendre leurs responsabilités, en conformité avec la loi.

Selon le directeur général de l’OMH, Issa Seydou Sissoko : « Nous comprenons parfaitement que ces mesures puissent être douloureuses pour les personnes concernées. Toutefois notre devoir est de faire respecter la loi,  de préserver notre site et de poursuivre nos efforts pour offrir un toit décent aux familles maliennes dans les besoins »

Par ailleurs, contrairement aux dires de certains occupants illicites qui stipule que : « la construction du programme des logements sociaux à N’Tabacoro est postérieure à l’existence de leur habitation », pour le directeur de l’OMH, cela relève d’une affabulation, car les images satellites des années 2010-2011 et celles de 2025 témoignent à suffisance les faits.

Capture satellitaire du site en 2010

 

Dans une vidéo de projection sur le site, la carte montre clairement qu’en 2010, les constructions existantes sur le site en dehors des logements sociaux portent uniquement sur quelques bâtiments réalisés dans l’emprise de certains champs et leur surface d’occupation était de l’ordre de 9 ha environ.

Néanmoins, sur la carte projetée dans la salle au cours de la conférence trace la présence de constructions illicites qui s’est intensifiée à partir des années 2015-2016 avec un taux d’occupation passée de 28 ha en 2012 à 316 ha en 2025 dont 137 ha correspondant aux espaces prévus pour les logements, 150 ha pour les équipements et 29 ha pour la voirie. Le directeur Sissoko conclu que, cette situation compromet, sans nul doute, la poursuite du programme de logements sociaux sur le site en question si aucune mesure n’est prise.

En ce qui concerne les preuves juridiques qui atteste que le site appartient à l’Etat,  le directeur national de l’urbanisme, Mamadou Ouelegueme estime que, les preuves matérielles existent. Il s’agit du degré de déclaration d’utilité publique et le degré d’affectation qui est là dument fait par l’Etat et qui prouve que les sites ont été déclarés. « C’est vrai qu’il y a du social parce que réellement un site quand il a été déclaré du public personne ne doit poser un acte là-dans.  Les documents détenus là-dessus deviennent tout de suite caduque », souligne-t-il.

Ainsi, face à cette situation il revient aux autorités de prendre les dispositions pour rétablir la légalité ; permettre la poursuite des projets de logements sociaux, libérer les voies et les équipements de proximité pour les bénéficiaires des logements sociaux ; garantir la sécurité et la salubrité de nos aménagements et protéger les investissements publics au bénéfice des populations.

Kossa Maïga

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